Blog

PARCE QUE LES FLORÉALES, C’EST D’ABORD UNE TEAM AVEC SES HUMEURS, SES COUPS DE COEUR, SES VIRÉES… ET QU’ELLE A UNE FOLLE ENVIE DE VOUS LES PARTAGER…

# EDITION 2017# PROGRAMMATION

Pour son édition #3, le festival vous invite à découvrir une programmation autour du thème citoyen du monde. Nous remercions du fond du coeur toutes les compagnies qui ont proposé leur candidature, qui nous ont fait rêver, qui nous ont permis d’espérer plus grand et plus fort. Malheureusement, nous ne pouvions en choisir que 10… C’est ça qui est dur mais aussi tellement beau ! La folie, l’envie, l’émotion, le combat, eux, vous, NOUS, le monde, le VIF… Le rêve est annoncé pour ce week-end haut en théâtre les 8, 9 & 10 septembre prochains au Théâtre de Ménilmontant ! ON VOUS Y ATTEND !

Pour commencer les festivités en beauté le vendredi soir, une BELLE SUPRISE vous attend, mais ça on en reparlera ! #teasing

SAMEDI 9 SEPTEMBRE

11H30 : Qu’est-ce là qui monte du désert ? – Compagnie Le Mot Nu Ment

Une création collective autour de la thématique des odeurs et de leur portée poétique et politique. De l’odeur du doudou à celle de l’être aimé, sentir est peut-être le plus intime des 5 sens.  C’est celui de la mémoire, de la subjectivité, du personnel, mais aussi du rapport à l’autre. Nouveau spectacle de la compagnie le Mot Nu Ment, Qu’est-ce là qui monte du désert ? est une création collective issue d’improvisations et d’expérimentations sur les odeurs : les bonnes, les mauvaises, les odeurs d’enfance, les odeurs de saintetés, les inconnues, les familières, les concrètes, les imaginaires, les odeurs qui rapprochent et celles qui excluent… C’est un spectacle sensoriel, pluridisciplinaire, mêlant danse, théâtre et performance, qui propose aux spectateurs une divagation sur les odeurs de vie, de guerre, d’amour, de propreté….

14H30 : Charlie Est – Camille Picot

Pourquoi?

Pour hurler.

Hurler.

« Il faut hurler avec les loups, si l’on veut courir avec eux. » Proverbe français.

Charlie est, un titre sans fin, est un hurlement. Comme un cri de guerre avec lequel l’auteur prend sa place. Quand on lui demande pourquoi cette pièce, Camille Picot  ne sais pas quoi répondre. Parce qu’elle mourrait d’ennui. Elle devait attendre que quelqu’un veuille bien reconnaître ce qu’elle avait à défendre? Elle devrait se taire et attendre. Alors non. Elle hurle. Elle a créé cette pièce pour avoir quelque chose à défendre. Quelque chose qui lui ressemble. Qui soit naïf et brutal.

La pièce Charlie est raconte la rencontre de Maria et Charlie au petit matin, l’une rentre d’une mauvaise soirée, l’autre pêche tranquillement. Aussi différent soient-ils, leurs peurs et leurs solitudes font qu’ils se rapprochent. Trop. Car Charlie tue Maria et entame une longue descende dans la folie.

16H30 : Ground Zero – Compagnie Avant L’Aube

Le collectif féminin et féministe Avant l’Aube propose un travail centré sur l’écriture de plateau et défend un engagement féministe qui questionne le genre, la féminité et la sexualité. Briser les carcans dans lesquels on nous enferme depuis toujours et parler ouvertement de notre condition, nos désirs, nos doutes, nos sexualités, nos rêves. Faire vibrer le spectateur par des témoignages brûlants et à vif dans lesquels il se retrouve, se souvient, se questionne. Le tout en n’oubliant pas notre humour et notre second degré. Ground Zero aura cette particularité de mêler totalement vies intimes et faits socio-politiques, comme un plongeon dans une réalité, la nôtre, celle de jeunes femmes façonnées par une société de médias, de guerres en Syrie et ailleurs, de tweet, de publicités, de Hashtags, de culte de l’image…

18H30 : Larvatus Prodeo – Collectif La Fièvre

Au commencement, il y a un cri, comme une rage de vivre. Celle de trouver sa place dans le monde. Celle d’être au cœur du monde. La difficulté à y arriver est tout le challenge de ces 5 acteurs réunit autour d’une thématique : l’image qu’ils renvoient au monde et celle que le monde leur renvoie. Leur combat est perpétuel. Doivent-ils se plier aux règles établies ou au contraire s’en affranchir ? Le collectif La Fièvre se crée en 2014 avec l’envie de perpétuer une collaboration artistique entre ancien camarades du cours Florent et de construire une famille théâtrale. C’est un lieu de travail, de soutien et de mutualisation d’outils qui a pour but d’ouvrir des espaces de réflexion sur l’humain, son être au monde ainsi que sa représentation esthétique et politique.

21H : Paulina – Clémence Caillouel

Paulina avait 16 ans, elle a été enlevée, violée et assassinée à Chihuahua. Victime du féminicide mexicain, elle nous raconte son histoire et laisse apparaître des personnages : une femme est dans sa chambre d’hôtel à Venise et dit son désamour, un homme se cache derrière un discours altruiste, un autre exalte son mépris.  Parfois grotesque et drôle, souvent tragique, ce solo nous parle de notre propre violence, une violence qui n’appartient pas seulement au peuple mexicain.

Paulina est un Solo théâtral adapté de « La Maison de la force » d’Angélica Liddell (Prix national de littérature dramatique, Espagne, 2012)

Jessica Walker, la metteur en scène, est membre fondateur du Teatro del Silencio, l’une des plus importantes compagnies chiliennes des années 90. Elle développe un théâtre expérimental qui repose sur l’union entre technique et spiritualité et fait naître un théâtre intime, explosif, émotionnel et vivant. Elle s’entoure de Clémence Caillouel, comédienne, pour interpréter ce solo théâtral.

DIMANCHE 10 SEPTEMBRE

11H : Une bouteille à la mer – Compagnie De Briques et de craie

Une bouteille à la mer est une correspondance entre deux adolescents: Tal qui habite Jérusalem et Naïm, résidant à Gaza. Tous les deux vont être amenés à correspondre, à s’écouter, à dialoguer, à se respecter jusqu’à tomber amoureux. Loin de prendre parti dans le conflit au Proche-Orient, Valérie Zenatti témoigne de l’absurdité de la guerre à travers les yeux et la vie de deux adolescents.   La compagnie de briques et de craie a choisi de mettre en scène ce texte, pour montrer la nécessité de créer des liens, d’entamer un dialogue entre les différentes communautés, les multiples cultures qui se côtoient sans se connaître. Avec une pincée de curiosité et beaucoup de persévérance, Tal et Naïm parviennent à se comprendre et à se parler.

14H : (Âme) Sœur – Compagnie Le Veilleur

Un soir Giovanni rentre de son service militaire après plusieurs années d’absence. Ce soir-là, il retrouve sa famille, sa meute, sa clique, son gang, ses amis d’enfance qui se languissent toujours sur les mêmes canapés, mais avec du champagne et un peu plus dépravé. Il arrive dans un joyeux bordel où sous les paillettes, les relations se font et se défont aussi vite qu’un nœud de chaussures. Il retrouve Macha, la lumineuse aux mains de Vasquez l’éternel amant cynique. Hippolita, pour qui chaque homme aurait levé une armée, Soranzo, son ancien complice et elle : Anabella, sa sœur, sa moitié. Sous la chaleur de l’été les langues se délient et les cerveaux se retournent. Qu’est ce qui cloche chez eux ? Ils sont tous épris de l’amour et préfèrent aimer jusqu’à l’excès plutôt que de finir par ne plus aimer. Comment se rend-on compte que l’on change et qu’on ne fait plus parti du groupe? Comment vit-on un désir que l’on ne peut pas assouvir ? Est-ce que c’est la loi qui dicte qui on peut aimer ?

La Cie Le Veilleur, est une direction artistique à plusieurs têtes, riche en complémentarité. Un être isolé qui pourtant agit dans l’intérêt commun. Il veille pendant ce temps précieux du repos, des songes et de l’imaginaire. Il ne dort jamais et, lanterne au poing il observe la nuit. Ainsi le théâtre qu’ils proposent est un permis de construire vers la lune, il appelle l’humain, la sensation, la nécessité de dire, de dire ensemble. Ils dissèquent notre temps, pour saisir ce qu’est réellement le contemporain : un point doré dans une masse noire, que l’on voit à peine et qui aussitôt disparaît. Ils usent de tous les matériaux pour faire vivre les utopies.

16H : Une nuit entière – Compagnie Orah

Une nuit entière jusqu’au petit matin, sept jeunes gens vont vivre ensemble. Se rencontrer, se raconter, se livrer, s’aimer, se déchirer, rêver. Ils vont dire et se dire des vérités. La vérité́ sur eux et leur vision du monde, leur vérité́ sur l’amour et comment s’aimer quand on est jeune et que l’on n’a rien d’autre. Une nuit entière, ils vont être ensemble, mais aussi tellement seuls. Une chronique de la jeunesse d’aujourd’hui avec le verbe acéré́ et tendre de Xavier Durringer.

Laure et Lauren fondent la compagnie ORAH, qui signifie lumière en hébreu. Ainsi, à leur manière, elles souhaitent semer de la Lumière, dans ce monde qui a tout l’air d’emprunter le chemin des ténèbres. Elles prônent le mélange des arts au sein des pièces et des créations qu’elles défendent. Elles veulent avant tout un théâtre, une danse, une musique, une vidéo de Vie.

17H45 : Ramenta il nostr’ amor (souviens toi de notre amour) – Oh ! Collectif de la Surprise

Comment faire quand le fantôme de l’être aimé s’installe chez vous ?  C’est l’histoire de Diane et de Bill. Bill part sans crier gare. Diane se retrouve seule. Elle voudrait enterrer le souvenir de Bill. Mais celui-ci vient camper dans sa mémoire.  Cette pièce traite de notre capacité à nous remettre d’un choc émotionnel. Le sentiment amoureux est ici questionné avec sensibilité́, folie, humour et autodérision.

Oh ! Collectif de la surprise, défend un théâtre festif, parlant de sujets de société au travers d’un prisme joyeux. Leur projet artistique s’articule autour des axes de recherche suivants : l’humain : de l’intime à l’universel / le dire, le texte / la mémoire.

20H : Terre Sainte – Compagnie Lettre Ouverte

Vous allez mourir. Mais vous ne savez pas quand donc vous faites comme si ça n’allait jamais arriver.

Mettons que vous sachiez que ça ne va pas tarder – Si on venait vous proposer ce marché : « Tu pourras vivre autant que tu veux à une seule condition ; tu vivras avec ton sentiment d’aujourd’hui, ta façon de penser, d’agir, de parler aux autres. Si tu pleures là maintenant, tu pleureras tout le temps. Si tu es en colère là maintenant, tu seras en colère tout le temps.». Est-ce que vous seriez prêt à dire « oui » pour toujours ? Les personnages de cette pièce sont dans la même situation. Ils vont mourir, comme vous. Ils ne savent pas quand, comme vous. Ils cherchent à vivre le maximum de bons moments, comme nous. Il n’y a pas de marché « enchanté » qui leur sera proposé dans l’avenir mais plutôt une réalité avec laquelle il faut négocier là maintenant. C’est cette fable qui vous est racontée – en prenant le temps, en s’y consacrant – comme une maman se consacre à ses enfants pour le rituel du soir. Et cette histoire contient évidemment une parole enthousiaste sur la destinée de l’Homme. Une devise rayonnante pour ne pas s’endormir dans la frayeur ; une bonne nouvelle pour rêver d’actions héroïques ; une prescription d’espoir pour grandir – Mon enfant, une poignée d’humains qui pourrissent ta vie ne signifie pas que ta vie est pourrie. Je t’aime. Bonne nuit. « Terre Sainte », c’est l’histoire de personnages qui, dans leur ville en état de siège, font chacun de leur quotidien, par ce qu’ils sont et ce qu’ils vivent, acte de résistance.

NO COMMENTS

Comments are closed.