LARVATUS PRODEO

Samedi 9 septembre – 18h30 – Durée : 1h15

Capture d’écran 2017-07-02 à 11.09.28

Je réserve


Pourquoi on les aime ?

Parce qu’ils disent :

« La dégénérescence du corps et de l’âme sont particulièrement évoqués dans cette pièce. Le corps instinctif se domestique et devient corps machine, ce qu’il faudrait pour défaire la régularité de ces traits : Un coup de théâtre. La scène est au spectacle ce que Madame et Monsieur sont au public : Le code théâtral du frontal est rompu en même temps que la façade du couple modèle, laissant place au théâtre dans le théâtre.

Les personnages se voient projetés sur un podium, acculés à un micro et chacun se perd dans ce qu’il croit être sa réalité. Le Clown devient metteur en scène et le couple joue un rôle qu’il ne contrôle plus.

L’inconnue quant à elle, se fait ouvrière de la scène : la régisseuse et constitue le point de fuite de la prestation de chacun.

C’est une problématique constante pour un acteur que celle de la représentation, c’en est une également pour n’importe quel être humain. Ainsi, le spectateur peut accéder à cet espace de recherche de soi, il se voit à l’égal de l’homme qui vient proférer un texte, mais garde un œil extérieur sur le système qui l’intègre. Si l’homme vient au théâtre c’est qu’il est désireux de ne plus se regarder lui-même, il veut voir comment c’est, comment ça aurait été et comment ça aurait pu être. Si l’homme est curieux, il y a de l’espoir. »

Le pitch

Au commencement, il y a un cri, comme une rage de vivre. Celle de trouver sa place dans le monde. Celle d’être au cœur du monde. La difficulté à y arriver est tout le challenge de ces 5 acteurs réunit autour d’une thématique : l’image qu’ils renvoient au monde et celle que le monde leur renvoie. Leur combat est perpétuel. Doivent-ils se plier aux règles établies ou au contraire s’en affranchir ? L’individu est exposé à un flux continu d’images et de discours médiatiques qui influencent sa construction et son rapport aux autres. Ainsi une parole singulière qui se détache de l’individu de masse devient problématique et on observe que la place du sujet est proche de celle de la folie dans notre société actuelle. C’est cette scission entre le moi construit par le monde extérieur et le moi profond qui va être mise en exergue dans cette pièce.

Le Collectif La Fièvre

Le collectif se forme en 2014, sous le statut juridique d’association loi 1901et réunit 11 camarades anciens élèves du Cours Florent. Il se crée avec l’envie de perpétuer une collaboration artistique et de construire une famille théâtrale. C’est un lieu de travail, de soutien et de mutualisation d’outils qui a pour but d’ouvrir des espaces de réflexion sur l’humain, son être au monde ainsi que sa représentation esthétique et politique.

Mise en scène de poèmes, romans, créations, écritures personnelles… l’intérêt est multiple. Le plateau est un « laboratoire » de recherche qui permet une diversité d’approches et de points de vue. Si les 11 membres se retrouvent autour de la création collective, chacun au sein du groupe poursuit une recherche artistique personnelle.

De : Clémence Vérone

Avec : Ariane Jarry, Vladimir Perrin, Morgane Petit-Wissman, Thibaut Lescanne, Clémence Vérone

Mise en scène : Mathilde Chabin-Guignard, Clémence Vérone

Création Musicale : Jules Gilbert