STATION ÂME PERDUE

Dimanche 10 septembre – 16h – Durée : 1h10

Pourquoi on les aime ?

« TOUT EST PLUS OU MOINS ARTIFICIEL. JE NE SAIS PAS OÙ S’ARRÊTE L’ARTIFICIEL ET OÙ COMMENCE LE RÉEL ».

(Andy Warhol)

La phrase d’Andy Warhol résume la pièce dans le sens où l’action se situe sur un quai de métro, le lieu de passage par excellence à Paris, le lieu le plus impersonnel, l’espace où les réalités se confondent, permettant ainsi plus aisément la présence de cette voix off.
C’est au travers de tous ces personnages qui jalonnent la pièce et, auxquels Eléa va donner de son temps et offrir son sourire, qu’elle va s’aider et guérir. Le thème de l’entraide me tient à coeur. À une époque où le côté individualiste de l’être humain est prôné par la société, il était important pour moi de m’exprimer sur ce sujet, sur cette nature profonde que je considère essentielle à l’Homme: le besoin de vivre en communauté. L’Etre humain n’est de toute évidence pas un animal solitaire. Il a besoin des autres pour se construire. Nous sommes, tout un chacun, constitués d’un Tout. Cette uni- té qui nous relie, participe subtilement à la création de nos personnalités uniques.

Cette pièce parle également du sourire. À une époque où les parents disent aux enfants « ne souris pas, ne parles pas aux inconnus »; il m’était cher de parler du sourire et d’en faire le fil rouge de la pièce: la redécouverte du sourire profond.
Car comment savoir sourire si, plus jeune, on nous l’a inconsciemment interdit?

Quand j’étais petite, il y avait ce poème chez ma grand mère de Raoul Follereau. Je passais devant tous les samedi. Quand est venu le moment d’écrire cette pièce. Quand est venu le temps de créer une unité avec tous ces monologues que j’avais pu écrire à l’école. Il m’est venu l’idée de créer l’unité autour de tous ces personnages en faisant intervenir Elea, un personnage qui aide les autres au lieu de s’aider elle-même. Et de créer un duo avec une voix off, personnage étant déjà passé par cette étape de vie et, incarnant, au moment de la pièce l’Aide.

Le pitch

Eléa est projetée sur Terre, sur le quai de la station Ames Perdues avec la ferme résolution d’appor- ter son aide aux être humains. Suite à un évènement tragique, elle abandonne ses intentions et va tout faire pour retourner sur sa planète. Mais juste avant de repartir, cette petite fée devra accomplir une dernière mission qui l’aidera à se sauver elle-même. Station: Ames Perdues, une création origi- nale où l’émotion jaillit du mélange de la danse de l’art dramatique et de la musique. On a tous rêvé d’avoir une Eléa dans sa poche.

Cie des Orah

ORAH qui signifie lumière en hébreu. Ainsi, à sa manière, la Compagnie souhaite semer de la Lumière, dans ce monde qui a tout l’air d’emprunter le chemin des ténèbres. Avant tout : un théâtre, une danse, une musique, une vidéo : de Vie. C’est de la vie, de la passion, des coeurs tordus, des âmes blessés, des personnages remplis d’espoirs, des caractères terribles ou merveilleux qu’elles aimeraient voir s’épanouir sur scène. C’est au peuple, à toutes les classes qui le composent, de la haute société à la plus basse, que la Compagnie désire s’adresser.